Chroniques

Oto découverte avec Baptiste : L’album « Day Breaks » de Norah Jones

Oto découverte avec Baptiste : L’album « Day Breaks » de Norah Jones

Oto découverte revient à partir du 28 octobre 2016

A écouter chaque mardi & jeudi à 8h et 18h ; mercredi & vendredi à 7h et 17h et le week-end à 12h
Présentée par Baptiste Dubois

Pour cette nouvelle formule d’Oto Découverte avec Baptiste, découvrez un nouvel album et un avis (celui de Baptiste).

Un album, Un avis sur… Day Breaks de Norah Jones (2016)

« Day Breaks » (sorti le 7 octobre 2016) est le sixième album solo de la chanteuse de jazz vocal américaine Norah Jones (37 ans).

Voici la critique de Baptiste sur ce nouvel album, disséqué pour vous, titre après titre.

 

Pochette de l'album "Day Breaks"

Pochette de l’album « Day Breaks »

 

1. « Burn », lent et apaisant, ouvre l’album comme une évidence et semble prometteur. Le morceau fait la part belle aux instruments, et Norah Jones intervient de façon très sporadique mais toujours agréable. La composition, d’abord teintée de piano et de basse met ensuite l’accent sur un saxophone en milieu de piste. Un premier titre séduisant.

2. « Tragedy », toujours accompagné de piano, démarre lentement mais s’avère plus entrainant. La batterie et la voix de Norah nous emmène vers quelque chose de plus convenu, un brin ennuyeux. Le refrain très répétitif en est la preuve sur ce titre qu’on oubliera assez vite, même si cela reste de bonne facture.

3. « Flipside », rythmé dès le départ, tire clairement vers la soul, voire la pop, même si le piano reste présent en toile de fond. La voix de Norah est énergique et s’intègre parfaitement à l’instrumentation dans ce morceau où le refrain est une invitation très dynamique à rester libres. Bien mais sans étincelle.

4. « It’s a Wonderful Time for Love », rythmé à la contrebasse et très jazzy, est clairement l’un des meilleurs titres de l’album. La voix de Norah nous fait décoller et l’on se laisse emporter non sans mal dans le monde onirique du jazz vocal. Un must.

5. « And Then There Was You » est une ballade piano-voix réussie qui nous ramène 14 ans en arrière, tant le titre est proche de la Norah Jones de 2002 et de son album « Come Away With me », qui a fait d’elle la chanteuse Jazzy la plus en vue de la décennie. Une belle production et une aisance vocale qui n’est plus à démontrer. Un titre indispensable.

6. « Don’t Be Denied », reprise de Neil Young, est assez convenue mais ne dénote pas dans l’album. Norah Jones y apporte son style et son énergie sur un morceau efficace, sans artifice.

7. « Day Breaks », le morceau titre de l’album, surprend un peu par sa batterie et surtout sa basse rythmées. Un morceau teinté de soul, qui s’en sort finalement bien. La voix chaleureuse de Norah Jones et un final en crescendo bien senti où piano et saxo se renvoient la balle finissent par créer l’adhésion.

8. « Peace » est une reprise d’Horace Silver, grand Jazzman décédé en 2014. Ce titre nous renvoie encore à la Norah de 2002, une ballade piano sensuelle, qui nous invite au cœur de l’âme de la chanteuse de Jazz. Un morceau très classique, qui met à l’honneur piano et saxophone soprano. Norah Jones est vraiment à son avantage et c’est clairement un titre réussi pour tous les amoureux de jazz vocal. Avis aux amateurs.

9. « Once I Had a Laugh », où quand Norah Jones sort les trompettes ! Un titre saupoudré d’instruments à vents, qui donne au tout un côté vieillot. On reste dans le classique et la chanteuse s’en sort très bien vocalement, comme à l’accoutumée. La production aurait sans doute gagnée à être un peu plus dépouillée, ou moderne au choix. En bref, pas le meilleur morceau de l’album.

10. « Sleeping Wild » est une ballade piano-voix suspendue et terriblement envoutante. C’est ce que Norah Jones sait faire de mieux. Un titre sans fausse note, acoustique et jazzy jusqu’au bout des ongles. Incontournable.

11. « Carry On » est le premier single de l’album. Norah Jones y étale tout son talent et nous régale sur une ballade piano-voix très équilibrée. Sa voix gracieuse prend le dessus et nous séduit dès les premiers accords. Et on se souvient tout à coup pourquoi cette fille avait fait l’unanimité 14 ans plus tôt. Un des meilleurs morceaux de l’album, assurément.

12. « Fleurette Africaine » : Tiens, un titre en Français ! Norah Jones essaierait t-elle de nous séduire pour le titre final ? Pour terminer en beauté ce sixième album, la chanteuse nous propose une reprise de Duke Ellington. Sa voix se pose comme une fleur en introduction et en conclusion de ce titre instrumental, très jazzy et épuré. Encore une fois piano et saxo –soprano– ne font qu’un. Un must pour les amateurs du genre.

Conclusion :

Quand Norah Jones décide de revenir aux sources, celles qui ont fait d’elle la grande chanteuse qu’elle est devenue en 2002 avec son premier opus, elle ne fait pas les choses à moitié. Alors oui, tous les titres ne sont pas parfaits, certains choix peuvent être discutés mais le ressenti général après l’écoute de cet album reste très bon. Que ce soit en nous offrant des ballades piano-voix dont elle seule (ou presque) a le secret ou avec des titres plus rythmés, elle sait toujours tirer son épingle du jeu sur les neuf titres inédits proposés ici. Trois reprises bien exécutées viennent parachever ce sixième album réussi de Mme Jones, 37 ans et toujours aussi talentueuse.

Baptiste

octobre 25th, 2016

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